À propos

Nos aspirations pour chaque personne

  • Favoriser l’autonomie
  • Améliorer la santé physique et mentale
  • Améliorer les conditions de vie et la dignité

La mission de l’organisme communautaire Diogène est d’accompagner et de soutenir des adultes ayant des problèmes de santé mentale sévères et persistants et vivant une situation d’itinérance et/ou des problèmes de judiciarisation ou d’usage de substances, dans le but d’atténuer leur détresse psychosociale et de favoriser leur autonomie.

Nos services sont régionaux et couvrent l’ensemble du territoire de Montréal.

Nos deux mandats

Nos services visent des personnes qui correspondent à un de ces profils ou étant à risque élevé dans l’une de ces deux situations:

  • Avoir un problème de santé mentale sévère et persistant et vivre une situation d’itinérance;
    et/ou
  • Avoir un problème de santé mentale sévère et persistant et avoir des démêlés avec la justice.

 Nos interventions respectent le rythme d’évolution de chacun et chacune. Les rencontres se veulent non directives. Elles se font dans le milieu de vie de la personne. 

2025-2026 en quelques chiffres : 

  • 100 personnes logées grâce à Toit d’abord
  • 707 personnes accompagnées en stabilité résidentielle
  • 338 personnes en suivi actif par nos équipes (Court terme et référencement, Sentinelles et Toit d’abord) 
  • 323 personnes ont participé au service de fiducie volontaire

Notre histoire

De la recherche à l’accompagnement communautaire

Diogène suivi communautaire voit le jour en septembre 1988 sous le nom de Programme Intervention et Recherche Psycauses. Incorporé comme organisme à but non lucratif en février 1990, le projet repose alors sur deux volets complémentaires : la recherche et l’intervention.

Les résultats de cette recherche-action confirment la pertinence de l’approche. En 1992, le mandat de l’organisme est donc élargi à l’ensemble des adultes vivant avec un trouble de santé mentale grave, notamment lorsque s’ajoutent des enjeux liés à l’itinérance, à la justice ou à la consommation de substances. L’équipe compte alors huit intervenant·es.

En 1996-1997, Diogène ajoute à ses services un programme d’accompagnement ponctuel à court terme, afin de répondre rapidement aux besoins de personnes traversant une période particulièrement difficile.

Le projet Chez soi et l’approche Logement d’abord

En septembre 2009, Diogène participe au projet pancanadien Chez soi, piloté par la Commission de la santé mentale du Canada dans cinq provinces.

Pendant trois ans et demi, ce projet permet à des personnes en situation d’itinérance vivant avec un trouble de santé mentale d’accéder à un logement de leur choix, avec une subvention au logement et un accompagnement personnalisé selon leurs besoins. Diogène adopte ainsi l’approche Logement d’abord, qui mise sur l’accès rapide à un logement stable, sans que celui-ci soit conditionnel à l’arrêt de la consommation, à la prise d’une médication ou à un suivi psychiatrique. Chaque personne peut choisir les services et les formes de soutien qui correspondent à ses besoins et à ses objectifs.

À la fin du projet Chez soi, en 2013, Diogène choisit de poursuivre cette approche. Avec le soutien du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, l’organisme continue aujourd’hui d’accompagner des personnes qui ont besoin d’un soutien à plus long terme pour accéder à un logement et s’y maintenir.

Pourquoi le nom Diogène ?

Les services de Diogène ne se limitent pas au trouble d’accumulation compulsive! 

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, Diogène suivi communautaire n’a pas été nommé en référence au trouble d’accumulation compulsive. Son nom s’inspire de Diogène de Sinope, philosophe de la Grèce antique et figure importante de l’école cynique.

Par son mode de vie dépouillé et sa remise en question des conventions sociales, Diogène de Sinope défendait une forme de liberté fondée sur la simplicité, l’autonomie et la capacité de vivre selon ses propres choix.

Cet héritage fait écho à la philosophie d’intervention de notre organisme : reconnaître la dignité de chaque personne, respecter son rythme et ses décisions, et soutenir son pouvoir d’agir sans jugement ni stigmatisation.

Pour nous, l’autonomie ne signifie pas de devoir se débrouiller seul·e. Elle se construit grâce à un accompagnement adapté, dans une relation fondée sur l’écoute, la confiance et la collaboration.